Courses à cheveux

42,195 kilomètres de douloureuses foulées nantaises

foulees nantaises

Il est 9h15 ce dimanche 30 avril 2017. Montres aux poignets, casquettes ou bandeaux sur les têtes, baskets aux pieds, nous y sommes. La Place Saint-Pierre est bien occupée par les quelques coureurs du dimanche. Nous sommes prêts à prendre le départ. Nouvelle destination : Nantes pour 42,195 kilomètres de « douloureuses foulées nantaises ».

37ème édition du Marathon de Nantes

Dans la foule, les rires sont nombreux, les dossards sont bien accrochés aux maillots. Seul(e) ou en équipe, le plaisir est partagé. Les regards, les applaudissements, les cris raisonnant au coeur des ruelles se multiplient à chaque foulée. Transportés par la foule, amateurs, confirmés et experts dévalent les rues nantaises dans une ambiance légère.

Les 10 premiers kilomètres

Les premiers kilomètres s’accumulent sous le pied, certains sont déjà arrêtés sur le bas côté. Les douleurs commencent à se manifester. La traversée sera longue pour ces quelques têtes décoiffées par le vent  de l’ouest mais il n’est pas l’heure de se déconcentrer. Dans la tête, les idées sont claires. L’allure est régulière et il est nécessaire de la suivre de près pour en garder sous la semelle.

Les coureurs avancent, se bousculent parfois et parcourent des chemins qui sont répétés 1, 2 voire 3 fois !  Une traversée nantaise bien tumultueuse… On se lance tous ensemble, on écoute le chef des troupes : 3h30 pour certains, 3h45 pour d’autres, 4h ou 4h15. On avance progressivement vers cette ligne d’arrivée pour le plaisir de courir cette distance mythique.

A l’approche du semi

La moitié du parcours est réalisée. Les quelques supporters du dimanche s’exclament sur le côté et les enfants y mettent leur bonne volonté pour encourager une poignée de déjantés. Les foulées perdent en légèreté et les douleurs physiques deviennent plus insistantes pour les uns, pour les autres mais surtout pour moi. Le reste du voyage à Nantes sera bien compliqué à réaliser.

Du 20 au 30ème kilomètre

A mi-chemin, la douleur déjà ressentie un mois auparavant à l’entraînement est vive au niveau du ménisque et l’envie de s’arrêter est de plus en plus pressante. Dans la tête, tout se bouscule. Cette deuxième partie est-elle vraiment possible, réalisable ?  L’objectif  s’éloigne progressivement.

Le rythme est de plus en plus lent mais on s’accroche jusqu’au 32ème kilomètre pour rejoindre les troupes familiales qui seront d’un réel soutien pour cette dernière dizaine de kilomètres sur une jambe.

Du 32ème au 42ème kilomètre

L’émotion est grande. Les pas sont lourds mais nous tenons le cap. La fin est proche. Les derniers kilomètres sont longs, très longs voire même interminables. Les encouragements sont aussi nombreux sur la chaussée mais on ne les entend plus, tout est en sourdine.

La pluie et la grêle se mêlent aussi à la bataille. Le 40 et 41ème kilomètre sont pénibles mais on ne relâche pas, on ne s’arrête pas. On prend le temps.

A l’approche du tapis rouge dressé au loin, on esquisse un sourire, on lâche tout, on y va à fond et on oublie les maux. Nous sommes finisher, je suis FINISHER de cette douloureuse course.

Bilan contrasté de ces foulées nantaises

Ce ne sera pas pour cette fois-ci. Beaucoup de frustration mais finalement cela reste une course à cheveux ! On relativise, on oublie et on repart en soulevant quand même quelques points positifs : un peu de plaisir, beaucoup de partage et énormément de pugnacité pour arriver au bout de ce marathon réalisé en 4h13, de loin le moins performant mais de près le plus poignant. En attendant, on apprend, on ne se décourage pas, on refait la queue de cheval basse et on prépare la prochaine aventure collective qui aura lieu le 24 septembre prochain à Berlin

Merci à tous pour vos encouragements ici ou ailleurs ! 🙂
Retrouvez ici le bilan des dernières courses à cheveux

4 comments

  1. Bravo encore pour avoir tenu bon et être allée au bout de ces 42,195 km!!!
    Tu prendras ta revanche à Berlin 😉

    1. Merci!!
      Une belle revanche à prendre oui ! 🙂

  2. Très belle performance, un grand bravo à toi ! 🙂 4h13 ça ne me parait pas bcp, moi je serais plus du genre à en mettre 10!
    Bises, Sam

    1. Merci beaucoup Sam ! 🙂

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